Pensées libres de novembre

Quand je lève mes yeux au ciel, et qu’il fait nuit, je suis heureux. Tout le terrestre me semble infime, si peu nécessaire de s’en soucier. Les étoiles brillent fort, éternelles. Je mourrai bientôt et serai en elles. Puis à mon tour je scintillerai de mes feux à ces passants des rues, à des bergers qui ont le temps de s’arrêter, pour contempler le ciel.


Ma vie sera courte, comme celle des autres, mais courir je ne veux. Je trouve cela tellement beau d’être conscient de cet univers d’une profondeur immense, d’une plénitude totale, nous envelopper, inconscients que nous sommes, rongés par nos soucis sans intérêt.


Nous disparaissons, reparaissons, nourrissons la civilisation, sans fin en soi. Rares sont les hommes qui traversent les morts, qui perdurent dans la mémoire collective. Brille fort, ta vie sera courte.
 

Martin Zygmunt

 

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